|
Page LaCorse.
Je voudrai dire que j'aime la Corse. Je sais bien que je ne suis pas qualifié pour en parler. Je suis Corse pourtant. D'une façon banale. D'un émigrant. Ça ne fait pas 10 ans que j'habite ici. Avant je venais l'été. Tout les étés. C'était comme ça depuis que ma grand mère était partie. Suivant son mari. Sur le continent. Comme tant et tant d'autres. Je suis fier de mes origines. J'ai des raisons pour ça. J'appartiens à un peuple de survivants. Toujours vaillants. On mesure mal ce que ça veut dire. De survivre. C'est une lutte. Car les choses ne sont pas comme on dit, avec des Corses nonchalants, assoupis sous des chênes. Ici sont des hommes, et des femmes, qui luttent. Oh, ce n'est pas une lutte spectaculaire. Non, c'est de la hargne. Une formidable envie d'exister. Un triomphe contre la modernité, et ses excès. On dira ce qu'on voudra mais ici l'humanité s'exprime plus qu'ailleurs. Avec une vérité directe qui vous touche si vous le voulez. C'est violent parfois certes. Et alors ? Elle n'est pas violence la vie ? Elle est vivante et voilà tout. Des hommes vrais, des situations tordues, des morts, elle n'a pas de chance la Corse. C'est cependant une chance la Corse dans ce monde de brutes en costards. Prenez votre fusil, tuez votre pitance et revenez parler, face à face, avec ceux que vous croyez connaître et qu'en vérité vous méprisez. Ce n'est pas facile n'est-ce pas d'affronter la réalité ? La Corse c'est les corses. Un petit îlot d'humanité, entouré d'eau. C'est plus fragile qu'on n'imagine. Octobre 2008 |
|
PAGE PRECEDENTE PAGE PRECEDENTE PAGE PRECEDENTE PAGE PRECEDENTE PAGE PRECEDENTE PAGE PRECEDENTE |